J'ai vu dans ton regard ce que beaucoup ignorent
Pas seulement la file qui rit et qui dort
Mais celle qui sourit en pleurant le chagrin
De ne sentir personne lui prendre la main.
Cette absence te ronge et te brise le c½ur
Mais pourtant tu redoutes tous ceux qui t'effleurent
Car ta main quoique seule ne réclame pas
Qu'on la serre un instant, car elle n'oublie pas
Qu'après avoir été si fortement tenue
Une main délaissée perd l'essence et la vue.
A cette heure se freine les ongles de celle
Qui doute en l'avenir depuis qu'elle est sans aile
Effrayée par le mal qui l'a prise une fois
Elle préfère s'enfuir quand survient un éclat.
Mais jusqu'à quand veux tu te cacher demoiselle ?
En te laissant connaitre tu deviens si belle
Que je reste sans voix quand s'évanouit la femme
Qui masque son émoi pour n'être plus en mal.
J'aime tant quand enfin tu me deviens visible
Quand tu ne retiens plus les chaines qui te ciblent
Quand tu cesses de craindre que l'on te découvre
Qu'enfin passent tes peurs et que ton âme s'ouvre
Mon plaisir est si grand quand je te vois ainsi
Que j'en ai le vertige tant je suis séduit.
Si peu de temps c'est vrai que je t'ai découverte
Mais déjà tant de fleurs entre nous semblent vertes
Que mon jardin secret se sentirait à nu
Si tu le visitais, rare sont ceux qui l'on vu.
Tout ceci pour nous poursuivions notre quête
Celle d'apprendre l'un de l'autre et qui peut-être
Nous fera embrasser un avenir troublant
Ou la fusion saura abattre les semblants.